Château de l'Oisellerie
À propos
À La Couronne, le château de l'Oisellerie conserve les traces d'une construction commencée à la fin du 15e siècle pour Arnauld Calluaud, avant d'être agrandie au début du 16e siècle. Son architecture associe des éléments gothiques à des formes annonçant la Renaissance.
Le nom du domaine rappelle son origine liée à une ancienne fauconnerie dépendant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne. Le lieu est également associé au séjour de François 1er en 1526, après sa captivité en Espagne.
Le château présente aujourd'hui une particularité intéressante : ce monument historique est intégré à un établissement d'enseignement agricole. Sa fonction contemporaine prolonge ainsi l'histoire d'un domaine anciennement rural et agricole.
À voir absolument
- La cour et les tours : elles permettent de comprendre la composition progressive du château.
- Les parties gothiques et Renaissance : observer les différences de traitement entre les campagnes de construction.
- Le jardin protégé et ses dépendances : pigeonnier, fossés, fontaine, puits et autres éléments architecturaux protégés.
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Présentation
Le château de l'Oisellerie se trouve au sud d'Angoulême, sur le territoire de La Couronne. Son histoire est étroitement liée à celle de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne et à une ancienne activité de fauconnerie qui aurait donné son nom au domaine.
La construction du château commence en 1498, à l'initiative d'Arnauld Calluaud, échevin d'Angoulême. La première partie conserve un vocabulaire encore largement gothique, notamment dans le traitement du pignon et de la tourelle d'escalier. Le château est ensuite agrandi au début du 16e siècle, notamment par Jean Calluaud, évêque de Senlis et abbé de La Couronne.
L'ensemble devient ainsi un témoignage de la transition architecturale entre la fin du Moyen Âge et la Renaissance en Angoumois.
Histoire
Une ancienne terre liée à l'abbaye
Avant la construction du château, le domaine était associé à une fauconnerie relevant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne. Cette fonction explique l'origine traditionnellement donnée au nom de l'Oisellerie.
1498 : le chantier des Calluaud
Arnauld Calluaud entreprend la construction du château en 1498. La partie ancienne se reconnaît notamment à son pignon décoré d'éléments gothiques et à sa tourelle carrée abritant un escalier à vis.
16e siècle : agrandissement et Renaissance
Jean Calluaud agrandit et embellit ensuite la demeure. De nouvelles constructions viennent compléter le premier logis, donnant progressivement au château la composition plus complexe que l'on observe aujourd'hui.
1526 : le séjour de François 1er
Le château est associé au séjour de François 1er en 1526, lors de son retour de captivité en Espagne. Les sources historiques rapportent qu'il y séjourna après une partie de chasse au cerf au cours de laquelle il se blessa au bras.
17e-18e siècles : changement de propriétaires
La famille Calluaud conserve le domaine jusqu'à la fin du 17e siècle. Le château est vendu en 1678, puis passe aux mains de la famille Maulde, qui le conserve pendant environ deux siècles. Des travaux sont réalisés au 18e siècle afin d'adapter la demeure aux exigences de confort de l'époque.
20e siècle : un château devenu lieu d'enseignement
Au début du 20e siècle, le domaine accueille une école d'agriculture, devenue ensuite le lycée agricole de l'Oisellerie. Cette fonction est toujours actuelle.
Chronologie
- 1498 - Début de la construction à l'initiative d'Arnauld Calluaud.
- Début du 16e siècle - Agrandissement du château et développement des parties Renaissance.
- 1526 - Séjour de François 1er.
- 1678 - Vente du domaine par Jean Calluaud.
- 17e-18e siècles - Le château passe notamment à la famille Maulde et fait l'objet de transformations.
- Début du 20e siècle - Installation d'une école d'agriculture.
- 8 juillet 1911 - Classement du château au titre des monuments historiques.
- 23 octobre 1992 - Inscription des parcelles et éléments architecturaux du jardin.
- Aujourd'hui - Le château accueille le lycée agricole de l'Oisellerie.
Architecture & patrimoine
Le château présente un assemblage de bâtiments correspondant à plusieurs phases de construction.
La partie la plus ancienne conserve un vocabulaire gothique : pignon élevé, décor sculpté et tourelle carrée contenant un escalier à vis. Les agrandissements du début du 16e siècle introduisent progressivement un langage architectural plus proche de la Renaissance.
La cour est notamment marquée par des tours disposées aux angles de l'ensemble ancien. Le portail d'entrée associe une porte piétonne et une porte destinée au passage des chevaux, dans une composition évoquant encore la fonction résidentielle et défensive de la demeure.
Le jardin constitue lui aussi un élément patrimonial important. Sa protection de 1992 englobe notamment les murs de clôture, les portails, le pigeonnier, la terrasse, les fossés, la fontaine et le puits.
Œuvres et éléments remarquables
- Les décors sculptés des parties gothiques.
- La tourelle carrée et son escalier à vis.
- Les tours de la cour.
- Le portail d'entrée.
- Le pigeonnier et les éléments hydrauliques du jardin.
- Le cadran solaire ancien.
Personnages associés
- Arnauld Calluaud - À l'origine du chantier commencé en 1498, il appartient à une famille liée à la vie politique et administrative d'Angoulême.
- Jean Calluaud - Évêque de Senlis et abbé de La Couronne, il participe à l'agrandissement et à l'embellissement du château.
- François 1er - Son séjour à l'Oisellerie en 1526 constitue l'un des épisodes historiques les plus connus associés au château.
Restaurations et transformations
Le château a connu plusieurs campagnes de transformation. Au 18e siècle, la famille Maulde entreprend notamment des travaux destinés à adapter la demeure aux standards de confort de son époque. Au début du 20e siècle, le changement de fonction vers l'enseignement agricole modifie à son tour les usages du domaine.
Le saviez-vous ?
Le nom "Oisellerie" est généralement expliqué par la présence ancienne d'une oisellerie, c'est-à-dire une installation liée à la fauconnerie, dépendant de l'abbaye Notre-Dame de La Couronne.
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Découverte guidée
- Commencez par l'entrée du domaine
Observez la composition du portail et les tours qui encadrent l'accès à la cour. - Cherchez les traces du gothique
Sur les parties les plus anciennes, regardez les pignons, les éléments sculptés et la tourelle d'escalier. - Repérez le passage vers la Renaissance
Les agrandissements du début du 16e siècle permettent de suivre l'évolution du vocabulaire architectural. - Observez la relation entre le château et ses dépendances
Le pigeonnier, les fossés et les éléments hydrauliques montrent que le domaine ne se limitait pas au bâtiment résidentiel. - Regardez le château comme un domaine agricole
La fonction actuelle de lycée agricole rappelle la vocation rurale du site et constitue une composante de son histoire contemporaine.
Regardez ici
- La tourelle d'escalier - Elle constitue l'un des éléments les plus facilement identifiables de la partie ancienne du château.
- Les pignons - Le décor gothique permet de replacer la première campagne de construction à la charnière entre le 15e et le 16e siècle.
- Le portail et les tours - Le dispositif d'entrée permet de lire l'organisation de l'ancienne cour.
- Le jardin - Ne considérez pas seulement le château : plusieurs éléments du jardin bénéficient eux aussi d'une protection au titre des monuments historiques.
Détail caché
Si les conditions d'accès permettent de l'observer, cherchez le cadran solaire ancien, dans le jardin utilitaire du château.
Hier / Aujourd'hui
- Hier - Le domaine était associé à une fauconnerie dépendant de l'abbaye de La Couronne, avant de devenir une résidence seigneuriale puis une propriété familiale.
- Aujourd'hui - Le château accueille un lycée agricole. Cette continuité d'usage donne au site une dimension particulière : le monument historique demeure intégré à un domaine consacré à l'enseignement et à l'agriculture.
Un environnement à regarder
L'Oisellerie s'inscrit dans le paysage de La Couronne, au sud d'Angoulême. Le domaine appartient à un secteur où patrimoine bâti, espaces agricoles et héritage de l'ancienne abbaye de La Couronne se rencontrent.
À proximité
- Abbaye Notre-Dame de La Couronne - à mettre en relation avec l'histoire de l'Oisellerie, dont le domaine dépendait historiquement.
- Angoulême - son centre historique et ses nombreux monuments permettent de prolonger la découverte du patrimoine de l'Angoumois.
- Paysages de La Couronne et du sud d'Angoulême - pour replacer le château dans son environnement rural et paysager.
Continuer la visite
Une visite de l'Oisellerie gagne à être associée à celle de l'ancienne abbaye de La Couronne. Le rapprochement permet de mieux comprendre les liens entre établissements religieux, domaines ruraux et résidences seigneuriales qui ont structuré ce territoire.
Visite
Conditions de visites
Horaires
Tarifs
Équipements et services
- Entrée accessible en fauteuil roulant
- Parking accessible en fauteuil roulant